L'Eglise Abbatiale

L'Eglise Abbatiale


Orientée est-ouest comme l’impose la règle, l’église abbatiale prend la forme d’une croix grecque quasi régulière. Le transept est très développé. Six chapelles au chevet percé d’une fenêtre (dédicacées aux trois Rois mages, à Saint Bernard, à Saint Louis, à Saint Jean-Baptiste, à Saint Sébastien et à Saint Anne) s’ouvrent de part et d’autre du choeur.

La nef, aux impressionnantes dimensions (15,50 mètres de haut sur 19,50 mètres de long), comprend trois travées soutenues par des piliers cruciformes à colonnes caractéristiques de l’architecture cistercienne, comme l’est le « culot cistercien », bloquant les retombées des murs et laissant les murs nus.

Le choeur, avec ses deux travées très simples, a la sobre majesté dépouillée de l’esprit de l’architecture cistercienne symbolisée par « tout ce qui est superflu devra disparaître afin que transparaisse l’amour de Dieu ». Ses voûtes montrant des oiseaux picorant sont les plus anciennes de l’abbaye, l’incendie de 1365 les ayant épargnées.

Ce n’est qu’au XIVe siècle que la grande fenêtre actuelle éclaire le choeur en complément de deux autres grandes fenêtres perçant les façades nord et sud. C’est une oeuvre capitale pour l’époque. Elle mesure de 11 m de haut, 6 m de large, et ses huit lancettes supportent une grande rosace à 14 rayons.

Toutes les fenêtres sont sobrement vitrées et l’esprit de la règle de Citeaux, interdisant par décret de 1182 l’emploi de vitraux peints, est scrupuleusement respecté dans les fragments d’origine comme dans ceux qui furent restaurés (les verrières sont des grisailles à dessin géométrique dans lesquels ondule une végétation essentiellement représentée par des feuilles sur un léger quadrillage).

L’esprit de la règle, ce soucis de l’absolue rigueur, s’exprime tout aussi fortement sur les murs nus et enduits peints badigeonnés.

Deux retables des XVIIe et XVIIIe siècles ont subsisté à l’outrage du temps ainsi que deux autels du XIIIe siècle dans les chapelles.

Au transept nord, dans une petite tourelle débordant en saillie sur la façade, un escalier à vis conduit vers une des merveilles de cette abbaye, la charpente. Construite après l’incendie de 1365, vraisemblablement entre 1400 et 1444, celle-ci est structurée comme la carène d’un navire en bois.

Commencée vers 1252, l’abbatiale a sans doute été livrée un demi siècle plus tard. La dernière oeuvre produite au début du XIVe siècle est la porte faisant communiquer le cloître avec le bas-côté de la nef. On retrouve, figuré au tympan, l’image de l’agneau mystique de la salle capitulaire, dressé majestueux et serein au centre d’un quadrilobe où il tient de sa patte levée la croix et son étendard.




 
 

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